Poèmes pour dialoguer.
Texte 1 p.114 – Dialogues – Eugène Guillevic

1
– Justifiez le titre donné à ces courts poèmes. = pourquoi a-t-on appelé ces poèmes « Dialogues »?
On a appelé ces courts poèmes « Dialogues » parce qu'il se présente sous la forme d'un échange entre deux personnages. (Di = deux; logos = paroles).  Le dialogue se reconnaît grâce aux tirets et au retour à la ligne qui marque le changement de locuteur.

2 – Etudiez la situation de communication mise en oeuvre dans ces textes.
a) Qui parle? À qui? b) Que savons-nous du contexte dans lequel se déroule ces échanges?
La situation de communication : Qui parle (l'émetteur) à qui? (le récepteur) Où? Quand? Comment? Ces cinq questions servent à savoir dans quelle situation les personnes/personnages communiquent
Dans ces poèmes, nous ne savons rien sur la situation de communication, ni qui parle, ni dans quel contexte ces messages ont été émis.

3 – Donnez un titre à chacun de ces petits poèmes...
a) Le passant /le passage / ...
b) L'habitude/ la pendule/ tic-tac/ L'ennui/ la routine
c) l'oiseau/la transformation imaginaire/ le portrait chinois
d) le vent/ la peur
e) les pensées/ l'égoïsme/ le narcissisme
f) Should i stay or should i go? (Dois-je partir ou pas?)/ départ imaginaire....

4 – Quel est l'effet produit par ces petits « dialogues »?
Le premier effet est qu'on a l'impression que c'est n'importe quoi. A la deuxième lecture,  on se rend compte qu'on peut trouver un sens à ces petits dialogues... Ca donne une impression de liberté...

Texte 2 p.115 – La môme néant– Jean Tardieu

5 – Quelles informations apportent les indications données entre parenthèses et en italiques au début du texte?

(Voix de marionnette, voix de fausset, aiguë, nasillarde, cassée, cassante, caquetante, édentée).

Ces indications donnent des informations sur la voix  qu'il faut prendre pour lire ou réciter ce poème.

b) Au théâtre on appelle ce genre d'indications, des indications scéniques ou des didascalies.

6 - Quelles particularité ce poème présente-t-il?

- Il est écrit en langage familier (ici, une sorte de patois)

- c'est un dialogue (ou un monologue?)

Qui parle? A qui?

On n'a aucune information sur la situation de communication. Par contre, on peut émettre des hypothèses : le narrateur+un personnage de marionnette; un ventriloque; une clocharde; un fantôme...

7 - Relevez les marques du langage parlé dans cet échange de questions et dans le titre du poème.

Dans le titre, un mot familier "môme" = enfant; jeune femme des rues...

a = elle ; rin = rien; 'xiste = existe; quoi que = qu'est-ce que.... sont des abréviations familières du langage parlé.

Absence de la négation "ne". pourquoi que est une tournure fautive aussi.

b) Quel effet ce langage produit-il?

c'est étrange, c'est marrant, c'est choquant, ça rend le texte plus difficile à comprendre...

8 - Qu'apprenons-nous sur les voix qui dialoguent et sur le personnage évoqué par le titre? Quelle est la particularité de ce personnage?

Elle a une voix de marionnette. Elle n'existe pas ("néant").

Texte 3  p.115 – Le clown et son alter ego – Eugène Guillevic

9 - Combien de personnages sont annoncés par le titre de ce poème?

Avec la conjonction de coordination "et" nous comprenons qu'il y a deux personnages.

10 - Comment la relation de ces personnages se manifeste-t-elle dans le texte? Observez en particulier la ponctuation et les types de phrases utilisés.

Le premier personnage n'utilise que des phrases interrogatives (?)
Le second personnage utilise des phrases déclaratives ou exclamatives.

Dans le texte, il y a un des personnages qui interroge l'autre. En général, celui qui pose les questions est celui qui domine, qui dirige la conversation.

11 - "alter" = autre; "ego" = soi. Un alter ego est un autre soi-même.